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Source:
L'Entreprise.com, Alexandre Amrhein
Date de parution:
Jeu, 03/12/2009 (Jour Entier)
Le régime de l’auto-entrepreneur n’est pas ouvert au secteur agricole. La Société des agriculteurs de France propose donc d’élargir ce régime à de nouveaux métiers. Etendre le régime de l’auto-entrepreneur au secteur agricole ? C’est en tout cas ce que demande la Société des agriculteurs de France (SAF), en prévision de la prochaine loi de modernisation agricole. Pour le chef d’entreprise le statut d’auto-entrepreneur apporterait de nombreux avantages parmi lesquels :la simplification administrative pour les doubles actifs qui exercent le métier d’agriculteur à titre secondairela création d’un statut et d’un revenu pour les jeunes agriculteurs en phase de pré-installation et d’installationla création d’une « période test » pour les futurs associés d’une entreprise agricole avant de s’engager pleinementl’élargissement de la notion d’aide familiale à des tiersla modernisation du régime du forfait dans certaines situationsla simplification du régime de la diversification des entreprises agricoles et notamment pour le développement de l’offre de services par les agriculteursPour le salarié agricole le statut d’auto-entrepreneur permettrait de valoriser, avec plus de souplesse, son savoir-faire à travers le développement de prestations de services. Le statut d’auto-entrepreneur serait un facteur positif pour la création d’activités et donc la création d’emplois et de revenus dans le secteur agricole. C’est pourquoi la SAF, consultée par les pouvoirs publics, propose que ce statut d’auto-entrepreneur soit retenu par la nouvelle loi de modernisation agricole qui a mis la compétitivité au cœur de ses objectifs.L’objectif consisterait à offrir un statut plus simple et plus approprié aux jeunes actifs désireux de travailler dans ce domaine. « Pour un jeune agriculteur auto-entrepreneur, l’idée serait d’offrir ses services à un agriculteur, puis d’envisager une association avec lui si tout se passe bien » explique Laurent Klein, président de la SAF. En effet, démarrer tout seul dans l’agriculture s’avère illusoire, car les investissements nécessaires représentent des sommes colossales. L’organisme envisage une période de douze à dix-huit mois pour l’auto-entrepreneur agricole, ce qui lui permettrait de se frotter à la réalité du terrain. « Contrairement à une création d’entreprise, ce régime offre la possibilité de faire machine arrière si le métier ne convient pas » déclare Laurent Klein. « C’est une très bonne idée », estime François Hurel, président de l’Union des auto-entrepreneurs. « Un grand nombre d’acteurs du secteur agricole pourrait profiter de ce régime », estime-t-il. Selon le président de l’UAE, l’élargissement du régime ne serait a priori pas à l’ordre du jour. Pourtant cette initiative pourrait encourager des jeunes à se lancer dans un secteur en pleine désaffection.En 2007, l'INSEE recensait 1 020 000 actifs permanents dans le domaine de l'agriculture. Un chiffre en baisse par rapport en 2000, où l'on dénombrait 1 313 000 actifs permanents.Visiter le site de la SAF-agriculteurs de FranceLire le communiqué de presse de la SAF
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