Avis de flambée sur les cigarettes annoncées à 10 euros

Lors de sa déclaration de politique générale, le premier ministre Edouard Philippe a confirmé que l’objectif du gouvernement était de porter progressivement le prix du parquet de cigarettes à 10 euros.

cigarettes
C’est l’une des bombinettes lâchées aujourd’hui par le premier ministre devant les députés. L’annonce recèle en effet une part non négligeable d’explosivité dans la mesure où elle attaque de front les grosses industries du tabac, les petits commerçants et les fumeurs eux-mêmes, qui sont 16 millions en France. Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a déclaré que l’objectif du gouvernement était de porter « progressivement le prix du tabac à dix euros ». Une idée déjà agitée par l’ex-ministre de Santé Marisol Touraine en 2015, reprise par Emmanuel Macron durant la campagne électorale et relayée récemment par la nouvelle ministre Agnès Buzyn dans un document remis à Matignon où elle affichait un objectif : que la génération 2017 « soit la première génération sans tabac ».

Un prix multiplié par 5 depuis 25 ans

Pour y parvenir, cette praticienne hospitalière, spécialisée dans l’hématologie et la transplantation des organes, exprimait son intention d’augmenter « rapidement et fortement le prix du tabac, dès 2018 ». Le rythme imposé par Matignon suppose des hausses tarifaires de l’ordre de 60 centimes par an, les étiquettes actuelles des paquets de cigarettes s’établissant entre 6,50 et 7 euros.
Selon Agnès Buzyn, les recettes fiscales générées par ces flambées successives devront permettre de financer des actions de prévention, de sevrage et de recherche.
En un peu plus de 20 ans, le prix moyen du parquet de cigarette vendu sur le marché légal français a presque quintuplé : d’1,50 euro en 1990, il avait franchi un premier palier symbolique à la fin de la décennie où il s’affichait à 3,20 euros, puis en second en 2005 (5 euros). Neuf ans plus tard, il a atteint 7 euros.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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