Création d’entreprise : comment rassurer les banques ?

Pour obtenir un crédit, mieux vaut apporter des garanties à son banquier. Plusieurs dispositifs permettent de s’assurer une couverture. Voyons lesquels.

Quand on lance son activité, il préférable, indispensable même, de disposer de réserves financières suffisantes pour faire face aux premiers frais. Loyers, équipements, transport, communication, impôts, cotisations, salaires…les charges sont d’autant plus lourdes qu’elles sont rarement compensées, dans un premier temps du moins, par un chiffre d’affaires florissant.

Effet de levier

Les banques ont bien conscience de ces difficultés, qui hésitent souvent à accorder des crédits qu’elles estiment trop risqués. Pour débloquer ces situations et permettre aux créateurs de mieux peser dans les négociations, des structures d’accompagnements, telles que le Réseau Entreprendre ou Initiative France, propose des prêts d’honneurs qui sont des crédits sans intérêts. Ces enveloppes, accordées après examen du projet, et sur dossier, s’échelonnent en général de 10 000 à 50 000 euros. Des sommes utilisées comme garanties auprès des réseaux bancaires. Avec, à la clé, un effet de levier significatif : certains l’estiment de 1 à 7, mais le Réseau Entreprendre évoque un rapport de 1 à 13 : pour un euro de prêt d’honneur, le bénéficiaire peut en tirer 13 auprès de son banquier sous sous la forme d’un crédit classique (avec intérêts donc). Il avance également un taux de pérennité important, propre à rassurer les financeurs : 90% des entreprises accompagnées par Réseau Entreprendre serait toujours en activité trois ans après leur lancement (chiffres 2013).

D’autres outils de garantie sont proposés par France Active, BpiFrance, Socama ou Siagi. La couverture grimpe à 60% dans le cas de Bpifrance qui prend ainsi le relais de l’ancien Prête à la Création d’Entreprise, supprimé en avril 2015. Dans bien des cas, il convient de bien mesurer les effets de cette stratégie, car les garanties sont payantes (2 à 2,5% du montant garanti pour France Active).

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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