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La première question qu’il doit résoudre concerne le projet en tant que tel. Quelles idées d’activités j’ai en tête ? Quel type d’activité je sais faire ? Quel savoir-faire vais-je pouvoir réutiliser ? Quel marché vais-je attaquer ? Cela correspond-t-il à mon projet personnel ?
Autant de questions que l’auto-entrepreneur se pose, de manière consciente ou pas, en regardant ses futurs concurrents ou ses collègues se lancer, chercher leurs premiers clients, réaliser leurs premières prestations.
Il est une première méthode, la plus connue, qui vise à dire : « j’aime la photographie, je suis un professionnel de la tapisserie, ma passion est le jardinage… » Le choix d’activité se fait alors seulement en fonction d’une passion, d’un savoir faire technique ou artistique réel, et le but recherché est plus d’exercer une activité plaisant en se faisant accessoirement rémunéré que de se faire rémunérer en exerçant une activité plaisante. C’est aussi un moyen de régulariser une situation illégale en déclarant ses revenus d’auto-entreprise, sans oublier tous les aspects sociaux que cela apporte.
Il est une autre méthode qui vise à dire : « Je ne sais rien produire, rien créer, mais je sais vendre, et bien vendre». L’activité se détermine là aussi par rapport à une compétence affirmée, reconnue, éprouvée. C’est souvent le cas des seniors qui ont acquis au cours de leur vie professionnelle, un savoir faire reconnu et un carnet d’adresses très complet. Il arrive donc que l’envie de s’installer comme consultant autonome ou prestataire de services ultra-spécifique germe, et que le projet avorte, faute d’étude de marché cohérente, de motivation, de lancement raté…
Il est une enfin une dernière méthode qui consiste à dire : « Je sais faire beaucoup de choses, mais je n’ai pas encore trouvé de clients. Je me déclare d’abord comme auto-entrepreneur, je choisis à l’inscription un code APE assez généraliste (activité de conseil en prospection commerciale par exemple) et je n’ai qu’à saisir au vol les missions qui m’intéressent parmi la kyrielle d’offres qui passent chaque semaine sur les sites divers. » La Fédération des Auto-entrepreneurs la première recense déjà plus de 4000 offres, bien diversifiées mais si souvent liée à la prospection commerciale en général. Preuve en est que le statut d’auto-entrepreneur génère ainsi un besoin, ou répond à une attente d’un certain nombre de PME, en manque de commerciaux itinérants, pour « pusher » leurs produits.
C’est une façon pragmatique de se lancer, à coût nul, et c’est aussi la pierre angulaire d’un travail de fond entre MAISQUI et la Fédération des Auto-Entrepreneurs. Convaincus que le travail par missions est à la fois une solution pour les cadres seniors et pour les entreprises, les deux réseaux s’accordent sur l’idée que la mission est le moyen de lancer l’auto-entrepreneur sur le marché, si elle est proposée gratuitement, c'est-à-dire sans droit d’entrée, de souscription ou de frais initiaux.
Cette pratique, largement favorisée par les sociétés de portage salarial qui n’hésitent pas aujourd’hui à s’engager à leur tour auprès des auto-entrepreneurs, aide clairement les salariés de plus de 50 ans à garder un pied dans le monde du travail, tout en leur constituant un revenu complémentaire. On voit même de véritables communautés de travail par missions se constituer, où les seniors, les handicapés, les femmes au foyer sont intégrés professionnellement et socialement à des populations largement diversifiées.
Mais il est bon de généraliser le propos pour bien souligner que l’adéquation entre le statut d’auto-entrepreneur et la pratique de plus en plus courante de déléguer des missions importantes à des prestataires extérieurs rend le démarrage facile, et attrayant ! Poursuite d’activité au travers de la conquête d’une clientèle, création d’entreprise, recherche d’un revenu complémentaire à la retraite et maintien du lien avec une communauté professionnelle, travail au vert, à la maison, dans un fauteuil roulant ou encore travail en temps choisi… Bref, on l’aura compris, situation idoine pour un grand nombre de cas.
Reste cependant à valider un certain nombre de critères : Suis-je prêt à l’autonomie ? Suis-je prêt à travailler seul, à la maison, ou en déplacement, pour courir de missions en missions ? Suis-je sûr de mes compétences, de commercial, d’expert, de courtier ? Si on évite ainsi de passer par l’étude de marché quasiment inutile dans ce cas (les offres sont nombreuses et bien rémunérées, puisque liées au chiffre d’affaires généré), il importe de se questionner plus profondément sur le projet professionnel…
Une fois ces premières questions posées, il importe de faire un peu de finances. Combien puis-je gagner en me lançant, qui peut m’aider, dois-je réaliser un business plan ? La suite à la deuxième étape.
Et pourquoi ne pas commencer en développant sa clientèle sous statut salarié ? C'est possible en faisant porter ses missions, en prenant le temps de gagner cette clientèle sans risques et pourquoi pas si tel est votre décision de développer un patrimoine en structurant cette activité par la création de votre entreprise. Mais certainement en toute connaissance de cause, avec un portefeuille "client" solide et éprouvé. Consulter le Guide du portage salarial pour découvrir cette activité qui porte le travail par missions.
Madame,Monsieur, Pour vous résumer le livre sur lequel j'ai vendu 120.000 exemplaires je me permets de vous écrire ce petit mot : RECONNAITRE L IMPORTANCE DE L INCERTITUDE MET PROFONDEMENT EN QUESTION L ANALYSE ECONOMIQUE. LES PREMIERS ECONOMISTES A S EMPARER DE CE THEME KNIGHT ET KEYNES ONT LANCE LE DEBAT.DANS CERTAINES SITUATIONS L INCERTITUDE PEUT ETRE TRAITEE PAR LES PROBABILITES. ON PARLE DE RISQUE. DANS D AUTRES CAS LES PROBABILITES NE SONT D AUCUN RECOURS. CETTE DISTINCTION PERMET DE CARACTERISER DEUX DEMARCHES.LA PREMIERE MAJORITAIRE RETIENT LES PROBABILITES POUR REPRESENTER L INCERTITUDE LA SECONDE QUI REGROUPE DES COURANTS HETEROGENES POSTULE QUE L INCERTITUDE N EST PAS PROBABILISABLE ET REFUSE TOUTE VISION MECANIQUE DE L ECONOMIE. GILLES DE SIFONI PHD .ECONOMIE GESTION HISTOIRE SOCIOLOGIE
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