Eric Besson a récemment dévoilé le plan numérique 2012 dans lequel l’accent est mis sur un mode de travail encore peu développé en France, mais qui gagne à être connu : le télétravail.
"Le télétravail est une forme d'organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l'information, dans le cadre d'un contrat ou d'une relation d'emploi, dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l'employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière", telle est la définition établie par l’Accord National Interprofessionnel sur le télétravail du 19/07/2005 reprenant l'accord cadre européen du 16/07/2002.
Selon l’ANPE, 7 % des salariés français travaillent à distance, soit près de 1 650 000 télétravailleurs salariés. En ce qui concerne les télétravailleurs indépendants, l’estimation s’avère plus difficile. L’étude de la DARES indique cependant qu’il y avait en France en 2004, 160 000 télétravailleurs indépendants à domicile (6 % des travailleurs non salariés) et 106 700 travailleurs indépendants nomades (4% des travailleurs non salariés) pour un population totale de 2 668 000 travailleurs non salariés. Si ces chiffres ont dû évoluer depuis 2004, la France se situe loin derrière ses voisins européens du Nord (Royaume-Uni et pays scandinaves notamment), malgré l’accord interprofessionnel signé en France le 19 juillet 2005 par de nombreux syndicats professionnels. Ce retard s’explique surtout par des obstacles d’ordre culturel. La mentalité des acteurs économiques français s’adapte lentement au déploiement du télétravail bien que ce mode de travail offre de nombreux avantages : allègement des charges de structure pour les entreprises et les entrepreneurs, flexibilité des horaires pour les employés, réduction des déplacements domicile/entreprise, etc. Toutefois, le développement du télétravail dépend pour beaucoup d’un accès aux Technologies de l’information et de la communication (Internet, téléphonie mobile, réseaux, etc.). Bien que tous les centraux téléphoniques de France soient désormais équipés pour l'ADSL, toutes les lignes téléphoniques raccordées ne sont pas pour autant éligibles à une offre ADSL. Ainsi, les fameuses « zones blanches » sont encore légion, surtout dans les zones rurales. Pour y pallier, quelques solutions existent : connexion via un forfait bas débit (56 K) ou un abonnement à Internet par satellite (une bonne alternative qui implique tout de même un investissement d’environ 200 euros pour l’achat du pack de connexion). A noter que certains opérateurs privés spécialisés dans les zones rurales s’appuient sur les technologies WiFi et WiMax pour fournir un accès Internet haut débit.
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