Emmanuel Macron veut doubler les plafonds de l’auto-entrepreneur

Non seulement le nouveau président de la république compte pérenniser le régime simplifié, mais il souhaite aussi en élargir l’accès aux activités plus rentables.

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Si Emmanuel Macron doit toucher au statut d’auto-entrepreneur, ce ne sera pas pour en alourdir les modalités, comme l’a fait François Hollande en 2015 avec la réforme Pinel. Le nouveau président, plus pro-business que jamais, a promis dans sa campagne de rétablir le dispositif dans sa philosophie première, et même de l’ouvrir davantage en brisant l’effet de seuil lié à son chiffres d’affaires. Aujourd’hui, la loi conditionne l’exercice d’une activité sous le régime simplifié à des plafonds de résultats annuels fixés à 82 800 euros pour les activités de vente et 33 200 euros pour les prestations de services (y compris les locations meublées classiques).

Une tentative avortée en 2016

En février 2016, Macron, alors ministre de l’Economie au sein du gouvernement dirigé par Manuel Valls, avait tenté de pousser sa logique libérale au maximum en proposant de tripler ces montants, projet qui revenait à déréguler totalement le système pour stimuler l’activité et encourager les initiatives individuelles. L’idée n’avait pas fait l’unanimité parmi ses collègues ministres, dont Michel Sapin, aux Finances, qui redoutait une réaction très hostile des artisans vent debout depuis de nombreuses années contre la « concurrence déloyale » des auto-entrepreneurs.
Durant sa campagne, le candidat d’En Marche ! a revu ses prétentions à la baisse mais gardé la même ligne : en cas d’élection, les plafonds qui s’appliquent au statut, dans le cadre global du régime de la micro-entreprise, avec ses avantages fiscaux et ses facilités administratives, ne seront pas triplés mais doublés. Sur la base des valeurs actuelles, les activités de services seraient astreintes à une limite de 66 400 euros de chiffres d’affaires par an, et les ventes à 165 600 euros. Affaire à suivre évidemment, après les élections législatives.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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