Les auteurs de l’étude précise dans la conclusion de leur étude que la fourchette de 2 à 3 milliards d’euros à laquelle ils aboutissent est « une évaluation a minima ». Plusieurs raisons les amènent en effet à penser qu’en réalité le coût du stress vécu en entreprise serait plus important.
- D’abord parce qu’ils n’ont pris en compte qu’une seule forme de stress : « la combinaison d’une forte pression subie et d’une absence d’autonomie dans la réalisation du travail (…), d’autres facteurs de stress importants comme le manque de soutien social ou le manque de reconnaissance n’ont pas été inclus dans l’étude ».
- Ensuite parce qu’ils ont préféré se cantonner (leur choix donne plus de légitimité à l’étude) aux pathologies dont le lien avec le stress est déjà bien étudié, mais reconnaissent qu’il « conviendrait de rajouter les maladies immuno-allergiques (…) ou encore certaines pathologies de la grossesse » par exemple. Une donnée d’un rapport de 2008 du groupement d’intérêt public de la Sécurité sociale française (Eurogip) aurait plutôt tendance à leur donner raison : 80% des maladies professionnelles ne seraient pas reconnues comme telle.
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