La croissance moins forte que prévu au premier trimestre ?

L’institution monétaire a abaissé de 0,1 point sa prévision de croissance sur la période janvier-mars 2017. Un ralentissement qui ne remet pas en cause sa projection annuelle, toujours annoncée à +1,3%.

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A combien va s’élever la croissance française en 2017 ? Les premières tendances trimestrielles semblent refléter un niveau d’activité modeste, à quelques semaines du rendez-vous présidentiel. La Banque de France a même abaissé sa prévision à + 0,3% du PIB (contre +0,4% sa mesure initiale) en raison du léger ralentissement de la production observé en mars dans le secteur industriel. Globalement, les premiers clignotants émis en ce début d’année par l’économie française sont plutôt conformes à l’analyse des signaux discernés par la majorité des indicateurs : celui de la Banque de France anticipe toujours un taux annuel à +1,3%, malgré le léger accroc du premier trimestre. Un taux inférieur à celui que le gouvernement a pesé pour établir son budget 2017 (+1,5%), niveau que la Cour des Compte a qualifié d’« un peu élevé ».

Les anglais font mieux, pas l’Allemagne

L’évaluation de la Banque de France se fonde sur la flux d’activité dans l’industrie et les services, les deux nerfs de la croissance avec la consommation des ménages et le commerce extérieur. Dans le premier secteur, le léger repli de la production observé en mars ne remet pas en cause les bons résultats d’ensemble qui traduisent, en perspective longue, « des carnets de commande en hausse ». L’embellie se poursuit dans les services où les effectifs « augmentent à nouveau hormis dans les métiers de la publicité et des études de marché ». Dans le bâtiment enfin, l’heure est plutôt à la stabilité, notamment « dans le second œuvre » où les volumes de chantiers stagnent.
Rappelons qu’en 2016, la France a enregistré un taux de croissance de +1,1%, presque équivalent aux rythmes allemand (+1,2%) et italien (+1%), alors qu’il s’élève à +1,9% au Royaume-Uni, +2,50% aux Pays-Bas et +3% en Espagne.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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