Le projet d’une taxe sur les transactions financières en Europe, au programme du prochain sommet européen le 30 janvier, pourrait être concrétisé dès 2012, a affirmé Jean Leonetti, le ministre en charge des Affaires Européennes.
Quarante ans après la proposition de l’américain James Tobin qui avait lancé l’idée d’une taxe sur la circulation des capitaux, une contribution sur les transactions financières pourrait voir le jour très vite en Europe. C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui le ministre français en charge des Affaires européennes, Jean Leonetti, lors d’une interview donnée sur LCI.
Partant du fait qu’une quasi unanimité existe au sein de l’UE à propos de l’établissement d’une telle contribution, « à part la Grande-Bretagne et la Suède qui eu une mauvaise expérimentation dans ce domaine », le ministre français considère que le dossier sera mûr pour le prochain sommet européen du 30 janvier 2012 et qu’une application pourrait même être envisagée dès cette année : « J'ai cru comprendre que le nouveau gouvernement italien était d’accord avec la France et l’Allemagne » a ajouté Jean Leonetti.
Relancé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’été dernier, le projet d’une taxe sur les transactions financières avait été validé fin septembre 2011 par la Commission de Bruxelles pour renflouer les caisses des Etats membres de l’UE. Il prévoyait un taux faible de 0,1 % sur les actions et les obligations et de 0,01 % sur les autres produits financiers. Mais avec une encaisse très forte au bout du compte : 55 milliards d'euros par an selon les commissaires de Bruxelles.
Bien entendu, cette contribution ne serait appliquée qu’en Europe, les Etats-Unis et la Chine s’étant opposés à l’instauration d’une taxe à l’échelle mondiale.
L’HISTOIRE DU PAIN : UNE HISTOIRE DE BLÉ Au Paradis terrestre, lors de la création du monde. Le Père éternel dit à Adam (Au nom de l’unité du couple Ève n’a pas encore la parole, Dieu n’ayant pas respecté l’égalité des sexes) : « À la sueur de ton front tu mangeras du pain. » Adam remercie et demande : « Mon Dieu en attendant la récolte pourrai-je emprunter du blé pour payer les autres biens dont j’aurai besoin ? ». Dieu répond : « Oui mais à la condition absolue que tu n’empruntes pas plus que la valeur du blé que tu produiras. ». Adam venait d’inventer la monnaie. Dieu venait d’interdire l’émission de fausse monnaie. À TIRANA, octobre 1991 La Banque Mondiale cherche à relancer la Banque Agricole de Développement de l’Albanie, de façon à permettre la production de blé qui fait cruellement défaut. Elle obtient après des semaines le bilan de la banque moribonde. « Qui a souscrit le capital figurant au passif ? C’est l’État pour la totalité. L’unique crédit figurant à l’actif a-t-il été accordé à un producteur de blé ? Mais non ! à l’État pour la totalité. Ah bon ! Mais oui vous comprenez bien que l’État n’ayant pas le moindre blé, pardon le moindre sou, il fallait lui prêter pour souscrire le capital. ». À ASHGABAT novembre 1999. L’Union Européenne a décidé de développer des projets d’élevage bovin dans le désert du KARAKOUM. Il faut créer une banque, si possible de type coopératif. « Monsieur le Gouverneur de la banque centrale du Turkménistan, Pourriez vous nous dire quelle est la structure consolidée de la ressource bancaire dans votre pays ? La ressource est constituée à trente pour cent du capital des banques, à trente pour cent des dépôts à terme d’un maximum de deux ans, le reste quarante pour cent provient du marché interbancaire…. ». Lui eut-on posé la question : « Pouvez-nous vous dire quelle est la structure de la production de blé dans votre pays, qu’il eut sans doute répondu : Un pour cent est le fait des anciens kolkhozes, dix pour cent celui des petits producteurs et quatre vingt neuf pour cent provient du marché des céréales. ». La réponse n’est pas bien différente de celle qui serait faite si l’on demandait quelle est la structure du Produit Intérieur Brut d’un pays dit développé où l’on découvrirait que la production agricole rentre pour cinq pour cent, l’industrielle pour dix, celle des services pour quarante et la consommation de ces productions pour soixante cinq » ! On comprend que la sacro-sainte croissance ne peut-être assurée que par la consommation ! Dans la dernière boulangerie de l’ère de l’économie virtuelle et de la fausse monnaie ou la monnaie battue est sans cesse rebattue : Le boulanger : « C’est le seul pain qui me reste. ». Le client : « Prêtez le moi pour que je vous le paye. ». Robin des bois, l’agent du fisc qui passe par là : « Je vais prélever une tranche sur le remboursement de ce prêt en monnaie de singe, c’est la taxe sur les transactions financières pour les financements innovants. Ils vont permettre de reproduire le miracle de la multiplication des pains. On pourra ainsi rembourser tous les pains impayés, mais surtout relancer la production de blé pour lutter contre la famine galopante. ». Jean-Pierre Canot Septembre 2011
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