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La mesure sur la TVA à 5,5% redonnera à coup sûr une impulsion au secteur de la restauration. Le chiffre d’affaires (hors taxe) des établissements sera augmenté, mais les contreparties attendues par le gouvernement sont multiples : baisse des prix d’environ 11,8 % sur 7 des 10 produits définis par les Etats généraux, amélioration de la situation des salariés avec des hausses de salaire et des embauches, et pour finir une modernisation des établissements pour un meilleur confort des clients.
De nombreux restaurateurs assurent que leurs prix baisseront bel et bien, surtout concernant les produits les plus consommés, avec en point d’orgue le café. Cela dit, la baisse attendue de 11,8 % sur quasiment une dizaine de produits ne risque pas de peser bien lourd sur l’addition finale des consommateurs. Il est d’ailleurs à noter que les restaurateurs n’auront aucune obligation concernant la baisse des prix.
Cette hausse du chiffre d’affaires risque tout de même d’augmenter sensiblement les embauches dans le secteur. Grâce à cela, il ne sera pas rare de voir des restaurateurs embaucher ou augmenter leurs effectifs. Le gouvernement les attendra au tournant…
Mais le bas blesse lorsque l’on observe l’intérêt économique de la mesure. Le FMI est le premier a douté de son efficacité économique et souhaite que la mesure soit simplement temporaire.
Le coût de la mesure estimé à 2,35 milliards par an pour l’état fait douter également l’opposition. Le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Didier Migaud aurait d’ailleurs effectué le calcul du coût de création d’un emploi (objectif de 40 000 créations d’emploi en 2 ans) : 250 000 € par emploi !
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