Selon les Pigeons, l’investissement s’est effondré de 40% dans les PME

Un baromètre de l’investissement publié par le mouvement d’entrepreneurs dit « Les Pigeons », qui s’était opposé en octobre dernier à certaines des mesures fiscales du gouvernement, indique que l’investissement dans les PME se serait effondré de 40% au quatrième trimestre 2012. Pour l’association, ce coup de frein brutal n’est pas un hasard.

Pour ceux qui les auraient oubliés, Les Pigeons regroupent plusieurs entrepreneurs de l’économie numérique : en automne dernier, ils avaient obtenu des concessions sur la fiscalité des plus-values de cession portant sur des valeurs mobilières même si le principe général d’un alignement des revenus du capital au barème progressif de l’impôt sur le revenu avait été maintenu par le gouvernement.

Les mesures fiscales du gouvernement pointées du doigt

Les Pigeons viennent néanmoins de publier un baromètre qui semble indiquer que cette mesure, bien qu’amendée dans le projet de loi de finances 2013, a eu des effets néfastes sur l’investissement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Selon le document, qui a répertorié les appels à investissement lancés par des start-up envers les  financeurs privés que sont les Business Angels (BA), le montant des levées de fonds a baissé de 39% au quatrième trimestre 2012, un « coup de frein brutal » qui coïncide selon Les Pigeons avec le vote du PLF 2013 et impacte les structures à fort potentiel de développement, ciblés par le réseau des BA.

Une baisse relative de 50% des investissements

L’un des chefs du fils de ce mouvement d’entrepreneurs, Jean-David Chamboderon, patron du Fonds ISAI et administrateur de France Digitale, est même allé plus loin dans son constat à l’occasion d’une interview sur BFM Business, dans laquelle il signifie qu’un « tel  coup d’arrêt sur un marché en croissance structurelle de 10 à 20% par an, et qui subit sur un trimestre une baisse de 39% » équivaut en réalité à une « baisse relative de presque de 50% ».

Il n’en démord pas. Selon lui,  il est « difficile d’imaginer qu’il n’y ait d’autre raison que la stupeur qu’a créé dans la communauté business angels le vote du projet de loi de finances 2013 ».

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