Prime dividendes de 3,5 euros : « une mauvaise plaisanterie » selon Xavier Bertrand

Le ministre du Travail s’indigne de ce que l’entreprise Sécuritas prévoit de verser 3,5 euros à ses salariés au titre de la prime contre dividendes.

Dans une enquête récente réalisée par le cabinet Deloitte, les premières tendances émanant des négociations internes en vue du versement de la prime contre dividendes dans les entreprises annonçaient un montant moyen de 300 euros, bien loin des prévisions initiales du gouvernement.

Le groupe suédois Sécuritas AB, spécialisée dans les services de sécurité privée, qui compte des filiales en France (Sécuritas France), envisagerait pourtant d’en verser une bien au-dessous de cette estimation : 3,50 € par salarié (ils sont 20 000).
Si le groupe a en partie démenti cette information, prétextant que les négociations étaient « toujours en cours », le ministre du Travail a néanmoins réagi, et vivement.
Xavier Bertrand a ainsi qualifié de « plaisanterie de mauvais goût » un tel montant qui, selon lui, ne respecte « ni le salarié, ni la loi, ni l’esprit de la loi ».
Comment Sécuritas a-t-elle pu aboutir à un montant dérisoire de 3,50 € dans le calcul de cette prime, obligatoire, rappelons-le, dans les entreprises où les dividendes ont progressé par rapport à la moyenne des deux années précédentes?

Sécuritas aurait ainsi proposé de partager comme un gâteau le profit réalisé par l’entreprise en 2011, soit 150 000 €, à ses 20 000 salariés. Dès lors le montant de la prime contre dividendes se situerait entre 3,5 € et 7 €.

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